Tour du Grand Paradiso

En compagnie de Danny, Martin et Philip, j'ai eu le privilège de pouvoir effectuer le tour du Grand Paradiso au départ de Cogne, dans la vallée d'Aoste en Italie.

Le massif du Grand Pardiso est situé au sud de la Vallée d'Aosta. Le sommet, culminant à 4061 m. d'altitude est le point le plus haut du parc national du même nom, le premier dans les Alpes. Le tour que nous avons fait se déroule sur 5 à 6 jours, de Cogne à Cogne avec, en prime l'ascension du seul sommet de plus de 4000 m. entièrement en Italie.

L'itinéraire en boucle de cette randonnée

nous permet de jetter un coup d'oeil sur chaqune des faces de cette imposante montangne. La montée au rifugio Sella 2584 m. et la traversée du Gran Serra 3552 m. est déjà, dès le début une belle entrée au coeur du massif.

Après l'ascension du Grand Paradiso en traversée de Chabod à Vittorio Emanuele

nous basculons, pour quelques jous sur le versant sud, très sauvage du parco nationale.Les traces d'autres skieurs se font rares et les refuges n'en sont que plus acceuillants. La descente du Col du Grand Paradiso 3345 m, sur le rifugio Pontese 2200 m. le long de petits vallons bordés de hautes falaises est déjà un voyage en soi.

Le retour à Cogne, par le col di Teleccio 3304 m. et le glacier di Valeille est un final grandiose avec des pentes raides à la montée où le portage des skis est souvent necessaire. La descente, magnifique le long du vallone de Valeille est une des plus valorisante que je connaisse dans cette région


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Un weed-end à Leysin

La Chaux de Tompey, 2015 m.

Ce petit sommet, très photogénique, au-dessus du Lac Léman, s’atteint facilement depuis les installations mécaniques de Leysin, dans les Alpes Vaudoises. Du sommet, deux possibilités de descente s’offrent à nous : soit du côté de la vallée de l’Hongrin ou sur Luan et Corbeyrier.

C’est cette seconde solution, plein sud, que nous avons choisi ce 30 janvier. Il faisait particulièrement froid ce jour-là et la remontée à Prafendaz, à peaux cette fois, fut bénéfique en apport de calories.

La Tour de Famelon, 2138 m.

Le lendemain, la température était toujours aussi basse : -16° à 2000 m. et le vent du nord, la Bise, s’était levé. Nous avons pu, grâce au vent et une neige très froide, être témoin de belles formations de « zastrugi », mot Inuit bien connu des skieurs, désignant ces belles vagues figées, premiers signes, pour l’évaluation du danger d’avalanches, d’une intense activité éolienne.

La descente, à l’abri du vent, nous valu, en accord avec la température, une poudreuse digne de nos larges spatules.

La traversée du Klein-Matterhorn au Monte-Rosa

Le téléphérique du Klein-Matterhorn nous conduit directement à une altitude de 3820m. et permet d’effectuer en quelques jours une traversée unique: la possibilité de gravir pas moins de 17 sommets de plus de 4000m et de passer une nuit dans la plus haute cabane des Alpes : le Rifugio Regina Margherita à 4554m.

Bien évidemment, tous les sommets ne sont pas obligatoires, à part le Castor, 4226m qui permet de basculer dans la vallée de Gressoney. La géographie du lieu nous offre le choix de gravir ou non chacun des sommets.

La traversée du Klein-Matterhorn au Monte-Rosa (suite)

Le fil de l’arrête frontière est continu sur plusieurs kilomètres, avec des portions très effilées, quelques passages rocheux, jamais très difficiles. Les cabanes, situées sur le versant italien, sont toutes bien placées, à des altitudes relativement élevées.

J’ai effectué cette traversée en compagne d’Hervé, qui en est à ces débuts d’alpinisme, sa condition physique, exemplaire, lui à permis de se sentir assez sûr pour tenter sans doute l’une des plus belles courses des Alpes valaisannes, la traversée du Lyskamm, 4527m. un voyage de deux kilomètres sur le fil de neige au-dessus de sa célèbre face nord.

La nuit à la cabane Margherita c’est bien déroulée, une gageure à cette altitude. La descente sur Zermatt par le Grenzgletscher, toujours très crevassé, c’est passée sans problème et les sommets que nous avons évités cette fois-ci nous attendent pour une prochaine visite.


Traversée du Massif de l’Argentine, 2337m.

Le massif de l’Argentine, au-dessus de Bex, dans le canton de Vaud est, à plusieurs titres, exceptionnel. De l’alpage de Solalex, l’œil est directement attiré par la belle dalle du Miroir, de magnifiques voies d’escalade y ont été ouvertes. Ouverte en 1908, la traversée du massif, par son arête faîtière était un peu tombée dans l’oubli, jusqu’à son rééquipement, en 2003.

Mi-juin 2004, Solalex. Nous commençons la journée par une approche herbeuse digne des précurseurs de l’alpinisme. Nous atteignons le sommet du Lion en trois courtes longueurs dans du rocher un peu délité. Le début de l’arête, débonnaire, se franchi très rapidement. Les difficultés se précisent dès le franchissement du Sommet Central en une suite de beaux passages d’escalade aérienne, de lames de rasoirs et de gendarmes effilés. La chevauchée du Petit Miroir restera un des tout grand moment de cette journée, le rocher y est magnifique et l’impression de vide est totale.

Traversée du Massif de l’Argentine (suite)

Si les difficultés rencontrées ne sont jamais extrêmes, (3-4) les nombreuses manœuvres de cordes, les rappels, les montées et les petites descentes, les raccourcissements et la recherche des bonnes plates-formes de relais donnent une dimension vraiment alpine à l’aventure.

L’heure tourne et la soirée est déjà là quand nous passons au-dessus du Miroir de l’Argentine encore couvert, à cette époque de l’année, de son névé sommital. La descente sur Anzeindaz est un régal en cette fin d’après-midi où la douceur des pâturages contraste avec le tranchant des lames de calcaire.

Le Badile, 3303 m. arrête Nord

Vallée de la Bregalia, canton des Grisons, Suisse

Du 7 au 9 août 2003

Un vieux rêve, le Badile. Un beau monolithe de pur granit. De la cabane Sasc Furä,1904m. l’arête Nord est l’itinéraire le plus évident et le plus abordable: 1100 mètres d’escalade de niveau 4 à 5, du rocher parfait et un itinéraire évident en fait, par bonnes conditions météo une course à la portée de beaucoup de grimpeurs-alpinistes. Pourtant, ces jour-là il n’y a que peu de monde sur cette montagne, il faut dire que la cabane ne contient que 40 places.

La descente s’effectue côté italien, par la voie normale. Le terrain est raide, jamais difficile et quelques rappels sont nécessaires. Le rifugio Gianetti 2534m. nous accueille pour la nuit. Le troisième jour est dédié pour le retour en Suisse par les cols Porcellizzo et Trubinasca, en traversant, sur des chemins difficiles, une région sauvage et tranquille.

Le voyage se termine évidemment par une nuit dans le charmant village de Soglio, consideré, avec raison comme l’un des plus beaux villages de Suisse avec en son centre le Palazzio Salis et le Badile en toile de fond.